Master 2 - Création Artistique

Résumé

Ce mémoire questionne les limites poreuses entre la série et le cinéma. En se basant sur le travail de David Lynch et en observant la création de Twin Peaks, la réflexion sur la sérialité rassemble les travaux les plus récents sur la théorisation et la classification des œuvres sérielles. En s’ouvrant sur la sociologie, l’économie et le story telling, la différence entre la série et les autres arts est rendue visible. L’historicité de l’art sériel et l’avancée technologique des outils de diffusion de produit audiovisuel d’aujourd’hui rendent compte de l’adaptabilité de cet nouvelle forme d’art en pleine expansion. La longévité de ces œuvres sérielles et les multiples temporalités qui existent ne sont qu’une partie des caractéristiques intrinsèque de cet art dont la reconnaissance prends forme ces derniers temps dans le monde de la recherche scientifique. L’arrivée en masse des séries dans cette industrie audiovisuelle amène à revoir les définitions des autres arts.

Mots-clés

David Lynch ; Mark Frost ; Twin Peaks ; Séries ; Sérialité

Une (re)définition de la fabrique audiovisuelle
par David Lynch avec Twin Peaks

à l’orée des frontières poreuses entre cinéma et série.

Cette année, mon attention se focalise sur la série Twin Peaks puisqu’elle a été dénommé comme film par la rédaction de la revue Les Cahiers du Cinéma alors que cette œuvre est diffusée comme une série. Cette nomination comme film en perturba plus d’un, et une ouverture sur la légitimité des séries a fait son apparition dans la communauté des cinéphiles. Selon moi, il serait passionnant de rendre compte des différences entre une œuvre filmique et une œuvre sérielle. Peu de recherches ont été investis dans un comparatif, bien que les chercheurs français publient de plus en plus d’ouvrage sur les caractéristiques princeps d’une série (florilèges de nouveaux ouvrages parus entre 2016 et 2017, dont des ouvrages collectifs ou sous forme de manuel pour étudiants). Cette remise en question de l’art qu’est la série, dans sa définition même, est sujet à débat. C’est pourquoi il est pertinent d’en rendre compte dans un mémoire universitaire, tout en essayant de contribuer à la recherche en pleine croissance dans ce domaine.

Il serait possible de partir de nombreuses hypothèses permettant de séparer, à priori, les différences de tailles entre séries et films comme : les rendez-vous et la programmation de ces œuvres, la construction narrative et les aléas des suspens pour captiver l’attention de l’audience, l’industrialisation des séries à recettes comparable aux blockbusters à l’inverse des séries dites originales etc… Quant à Twin Peaks, œuvre qui donnera une chair à mes théories et mes recherches, il est possible également d’étaler nombreuses hypothèses à son sujet : entre le cinéma et la série, est-elle un nouveau format d’œuvre d’art? Elle questionne également la légitimité de l’auteur, le rôle de la télévision face au développement croissant des séries etc… La problématique centrale de ce mémoire de recherche d’une centaine de pages est la suivante : empruntant la méthode de André Bazin, il serait intéressant de rechercher les critères permettant de définir une œuvre comme série, en la différenciant du cinéma, et en recherchant les limites de l’appellation ou de la catégorisation d’une œuvre comme série.

Corps du mémoire

Conclusion

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